Les yeux embués de larmes, je le fixe...je te fixe.
Je me souviens encore de ce jour d'été où l'on s'est rencontrés, dans ce parc bondé de monde, mais lorsque tu m'a souris je n'ai vu que toi.
Puis les choses se sont suivis rapidement...peut être trop rapidement.
Quelques semaines après tu m'a dit je t'aime, je peux encore entendre ce murmure au creux de mon oreille qui m'avait rempli de joie.
Depuis près d'un an tu étais devenu mon tout. Ma vie tournait autour de toi, et si tu n'étais pas près de moi je me sentais comme vide. Je suis vide. Tu disais que tu ne pouvais plus t'imaginer sans moi, et que tu voulais rester avec moi jusqu'à la fin de tes jours, c'est chose faite, mais certainement pas de la façon dont tu le voulais...
Dans mon ventre une vie innocente est en train de se former, mais ça tu l'ignorais, tu ne m'a pas laisser le temps de te l'apprendre. Ce petit être qui est une preuve de notre amour...de ton mensonge. Lui ne connaîtra jamais la vie sur terre, son destin est déjà scellé.
Si tout avais été différent il aurait pu voir le jour, et nous aurions formé une famille heureuse, celle dont nous rêvions...mais peut être pas toi tout compte fait. Je n'aurai jamais du tomber enceinte, surtout si j'avais su ce que je sais maintenant. Mais lorsque j'étais dans l'ignorance la plus totale et complètement aveuglé par mon amour pour toi, j'ai sauté de joie en apprenant que l'on allait devenir parent. J'avais même commencer à chercher des prénoms aussi bien féminin que masculin. Et je n'avais qu'une hâte...t'apprendre la nouvelle. Mais tu m'as coupé l'herbe sous le pied en me disant TA nouvelle qui m'a dévasté au sitôt même que le son sortait de ta bouche.
Tous ces jours ou tu disais m'aimer, me paraisse dérisoire à présent.
Je croyais naïvement chaque chose que tu me disait...j'aurai du m'abstenir.
En même temps que j'ai appris que j'étais enceinte, tu m'a avouer me tromper, et vouloir me quitter pour elle.
Ne sachant pas quoi faire encore sous le choque de ton annonce, je suis resté planté dans le salon en te regardant partir, et après quelque jours de latence j'ai su ce que je devais faire. Peut être suis-je devenue folle, mais si c'est le cas c'est entièrement ta faute. Mon amour pour toi et plus fort que ce que tu peux l'imaginer. Et si je ne peux pas t'avoir, personne d'autre ne t'aura...surtout pas elle. J'ai donc mis au point ta mort...ton meurtre. Je t'ai attendu presque toute la journée devant chez toi prétextant vouloir te parler lorsque tu es arrivé. Sans même savoir que tu allais vivre tes derniers instant, tu as accepté et m'a laisser entrer. Une part de moi aurai préféré que tu me dise de partir, et alors je t'aurai épargné. Mais qui sais je l'aurai sûrement fait un autre jour, cela aurai juste était partie remise comme on dit.
J'ai profité d'un moment d'inattention de ta part pour m'emparer de ce vase auquel tu tenais temps, pour t'en mettre un grand coup sur la tête. Le vase s'est brisé et tu est tomber à terre. Il ne me restais plus qu'une chose à faire pour être sure que tu ne te relèverai pas. J'ai sortis mon arme de mon sac, et ai dirigé le canon droit sur ton c½ur, tout en me disant que quelque seconde plus tard ta vie sera fini.
J'ai pris une profonde inspiration, et s'en vraiment m'en apercevoir j'ai appuyé sur la détente. C'est que lorsque j'ai vu une tache rouge s'agrandir sur ton pull que j'ai pris conscience de ce que je venais de faire. Mais t'en fait pas, d'une minute à l'autre je vais te rejoindre.
Je m'allonge à coté de ton corps sans vie, et pointe le canon sur ma tempe, je tourne la tête pour te regarder, et j'appuie sur la détente.
Vous avez aimez ?
xoxo
D.